Les Pankous
Travail comprenant 83 pièces originales + 9 graphismes et 4 photos.
Réalisation: 1993-1994.
 
  

Bien qu’il n’y ait pas un seul ethnologue dans le monde pour attester l’existence des Pankous, j’affirme qu’ils existent. Ils existent puisque je les ai créés. Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi on oppose le réel et l’imaginaire. Le réel est déjà de l’imaginaire puisque notre regard le reconstruit pour nous le rendre intelligible. Et puis l’imaginaire, parfois, quand on lui donne corps et forme et couleur et odeur, il est encore plus tangible que la réalité qui ne cesse de nous échapper, alors...


Lecture audio

 
 
 
 
 
 
 
 
 L'ethnie     

Les Pankous comptaient neuf tribus d'environ deux cent membres chacune, soit un peu moins de deux mille individus en 1927, date à laquelle l'ethnie fut découverte par l’ethnologue J.-B. Pauchard. 
Bien qu'ayant domestiqué l'ourébie depuis longtemps les Pankous ignoraient l'agriculture et vivaient essentiellement des produits de la cueillette et de la chasse. La cause de leur disparition soudaine, une quinzaine d'années après le premier passage de J.-B. Pauchard, est directement imputable aux apports de la civilisation.


Lecture audio
 
 
 
 

Le boklanas 


Le boklanas est un objet de lancée, fait de bois et de corde, dont le maniement s’inscrivait dans l’un des neuf degrés d'initiation auxquels devaient se soumettre les Pankous dès l'âge de 11 ans. Le maniement de chaque Boklanas  exigeait une année de pratique, ce qui portait à 9 ans la durée totale de l'initiation.

 


Lecture audio


Les différentes positions de lancée du boklanas,
figurées sur une latte de bois pyrogravée, 
relevaient à la fois de l’art martial et de la chorégraphie.

 

 

 

 

Le pondo

Le pondo est la réunion, par un axe fixe, de deux pièces de bois dont la mobilité évoque une paire de ciseaux. Les deux «branches» se font face et s'opposent pour exprimer la dualité tandis que l'entablure, en les réunissant en un point, leur permet de pivoter l'une vers l'autre de façon à former une seule et même pièce  et exprimer par là l’union, en même temps que l’illusion de la dualité.


Lecture audio


 L'ouklane
 

 

L’ouklane est un objet représentant
les divers aspects qui font lien entre
l’individu et le groupe.
Ici l’union des membres d’une même famille

 

 

 

 



Amulette dont la fonction était d’éloigner les maladies.     

 

   .
Les ossah 

Les ossah sont des petits objets en bois que les femmes portaient en pendentif autour du cou ou à la taille. Ils donnaient des indications dans des domaines où le langage n’avait pas sa place: âge d’être fécondée, période de menstrue ou d’allaitement, nombre d’enfants, etc.

 

 



Le doctapal

Le doctapal symbolise la position de l'âme (manga) tiraillée entre ciel et terre pendant la période initiatique. La partie flexible maintenant la tension de la corde représente l'attirance des dieux; à l'autre extrémité la partie mobile à laquelle est accrochée la corde symbolise le monde (ce qui retient l'homme attaché à sa condition de mortel) tandis que la corde elle-même personnifie la vie. Au milieu de la corde est fixée une rondelle de cuir transpercée par une cheville de bois, c'est l'âme; sa libération (absence de tension) ne peut se produire qu'en rompant la corde, acte faisant l'objet d'un rite intervenant après le décès de l'initié.
 

Les dohakaris

Objets d’ornement symbolisant  l’attachement dans ses trois aspects:
- à l’autre
- au groupe
- aux divinités.

 

 

Haut de page