ÉLÉMENTS À DÉCHARGE

Je fais apparaître ces éléments parce qu'au vu des critiques qui me sont faites, au vu des insultes, des plaintes, des exclusions dont mon travail est l'objet, on pourrait facilement croire que 95% de la population se prononce pour ma lapidation. Or ce n'est pas tout à fait le cas. Il y a aussi (comme pour l'ours), ceux qui apprécient et soutiennent ouvertement l'Affabuloscope.

 Élément N°1

Lettre de Denis Puech, maire d'Allières et Président de l'Office de Tourisme du Séronais adressée à:

                                                                                         28 avril 2011

 Monsieur Jean-Marc POUECH
 Président de l’Office de Tourisme
 d’Arize – Lèze
 09290 Le Mas d’Azil

Monsieur le Président et cher ami,

J’ai été informé de la décision prise par l’Office de Tourisme d’Arize-Lèze et de la Communauté de Communes du Mas d’Azil de ne plus faire la promotion de l’Affabuloscope.

Sur la forme, il s’agit d’une décision grave, qui risque d’entraîner des difficultés économiques pour cet artiste qui s’est implanté au Mas d’Azil où il gère un équipement culturel et touristique original (c’est le moins qu’on puisse dire) mais faisant complètement partie de l’offre touristique de cette région.

Sur le fond, les reproches qui sont faits à Claudius de Cap Blanc me semblent mélanger des choses très diverses, que l’on cumule sans discernement. Voudrait-on charger la barque pour la faire chavirer ?
Le marquage des arbres n’est certes pas très bon pour ceux-ci ni très écologique, mais pas pire que les panneaux plantés aux lisières des forêts avec des pointes en fer, ni que certaines publicités sur nos routes. De même, les gravures sur les roches sont à proscrire dès lors qu’elles sont inscrites sur des éléments du patrimoine. Mais il me semble qu’une explication avec M. de Cap Blanc aurait été de nature à ce qu’il prenne en compte ces contraintes, et les lois qui protègent le patrimoine.

Concernant son site internet, il présente l’ensemble de son travail, et une seule vidéo pourrait  actuellement être sujette à une mise à l’abri du regard des mineurs, ce qui semble être techniquement faisable. Ceci sans juger la valeur d’un acte artistique qui provoque plutôt l’hilarité générale.

Restent les protestations au titre du symbole de la vulve. Nous sommes là dans le domaine de la liberté d’expression artistique, et les effarouchements de quelques pudibonds doivent être pris avec beaucoup de précaution, à une époque où les attaques contre les œuvres d’art se multiplient pour des raisons plus que contestables pour ne pas dire nauséeuses. Il n’est que de vous référer à l’actualité récente de l’art en France et dans le monde. Faut-il rappeler les nombreuses condamnations pour principe d’orthodoxie morale qui égrènent l’histoire de l’art, de la Maja nue de Goya aux œuvres de Jeff Koons, en passant par le Déjeuner sur l’herbe de Manet, les Demoiselles d’Avignon de Picasso, le grand verre de Duchamp, les sculptures de Louise Bourgeois, les boîtes de Manzoni ?
Il ne nous appartient pas, en tant que responsables élus, de prêter le flanc à la censure, fût-elle bien-pensante. Ni de condamner sans recours un artiste dont par ailleurs la valeur est reconnue.
Pour ma part, j’ai toujours soutenu l’art et la liberté d’expression.

C’est pourquoi, et sans préjuger de faits dont je n’aurais eu connaissance, je pense qu’une discussion avec cet artiste serait à même de clarifier les choses, et qu’il ne mérite en aucune façon d’être ainsi mis au ban.
La question de la promotion par l’Office du Tourisme du Séronais sera évoquée en Conseil d’Administration, mais je ne doute pas de sa réponse. En attendant, l’OT. du Séronais continue de promouvoir l’Affabuloscope comme les autres équipements touristiques de l’Ariège.

Je vous prie de croire, Monsieur le président et cher ami, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Denis Puech
Maire d’Allières
Président de l’OT du Séronais

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 Élément N°2

 Lettre (4 mai) de Ramon Bardalo, Maire de Loubaut, membre de la Communauté de Commune Arize adressée à:

"À l'attention de

- Raymond Berdou, Président de la Communauté de Communes de l'Arize,
- Hervé Barthe, Directeur de la
Communauté de Communes de l'Arize,

avec copie à
- Jean-Marc Pouech, Président de l'Office de Tourisme du Mas d'Azil
- Claudius ce Cap Blanc, artiste,
- Mesdames et Messieurs les Maires de la Communauté de Communes de l'Arize
- Quelques personnes éventuellement concernées.

Bonjour Raymond, bonjour Hervé, bonjour à tous et à chacun.

Une pétition concernant l'Affabuloscope vient de me parvenir et me surprend. J'y suis en effet interpelé en tant qu'élu de la Communauté de Communes de l'Arize, puisque j'aurais été pour la
"suppression de l’annonce des activités de l’Affabuloscope du Guide Arize Animations 2011".

- Pétition contre le lynchage de l'Affabuloscope

- Le lynchage de l'Affabuloscope

Extrait : Sabrina Canonigo écrit “j’ai alerté le Président de l’office de tourisme qui a pris la décision de l’exclure de l’office”. Cela confirme (si besoin était) que le CA n’a pas eu son mot à dire. Mais le plus effarant vient ensuite: “j’ai alerté Hervé Barthe qui en accord avec les élus locaux le supprime de l’édition locale Arize animations 2011.”


(C'est moi qui souligne et qui fais ressortir en rouge).

Lors de l'Assemblée Générale de la Communauté de Communes de l'Arize du 27 avril dernier, personne n'en a parlé. Il semblerait pourtant qu'à ce rythme, il faille bientôt de nouveau interdire la chanson "Gare au gorille" à cause de ces "commères qui lorgnent même un endroit précis".

Je vous fais donc par la présente deux demandes :

1 ) Est-il vrai que la Communauté de Communes de l'Arize ait d'une façon ou d'une autre entravé l'expression de l'artiste Claudius de Cap Blanc ?
Si c'était le cas, où, à quelle occasion et avec quelle représentativité ?

2 ) Cet épisode qui pourrait être simplement ridiculement risible, et d'autres éléments perçus lors de l'Assemblée Générale m'amènent à demander d'être
inscrit à l'avenir dans TOUTES les commissions de la Communauté de Communes de l'Arize.

En vous remerciant pour les éclaircissements que vous ne manquerez pas de m'apporter, je vous prie d'agréer mes sincères salutations.

Ramón Bordallo
Maire
09 350 LOUBAUT.

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 Élément N°3

Lettre de Marie Joli, membre du conseil d'Administration de l'office de Tourisme du Mas d'Azil à la directrice:

Sabrina

J’ai été extrêmement surprise et choquée du caractère diffamatoire de votre courriel reçu le 28 mars dernier à l’encontre de Claudius de Cap Blanc et  adressé à tous les membres du conseil d’administration de l’OT.

Votre courriel porte, me semble-t-il, gravement atteinte à la réputation et à l’ honneur d’un homme. On n’insulte pas quelqu’un de pervers sexuel à la légère.

Je suis également surprise et à nouveau choquée de l’intention de ce courriel qui annonce l’exclusion unilatérale et sans concertation (*) de l’Affabuloscope de tous les supports promotionnels de l’OT.

Ainsi, au-delà du grave préjudice moral s’ajoute le préjudice économique certain pour Claudius de Cap Blanc.

C’est la raison pour laquelle, je souhaite que soit abordées, lors de la prochaine réunion de l’OT, les questions et les conséquences que soulèvent vos graves accusations.

J’ai consulté les liens joints au mail. Certains ne sont pas, de mon point de vue, du meilleur goût, mais ne sauraient refléter toutes les démarches artistiques que mène Claudius depuis tant d’années et avec talent au Mas d’Azil. En outre je n’ai pas vu de relation entre ces liens et ce que vous appelez une « perversion sexuelle ».

A toutes fins utiles, n’hésitez à découvrir « l’Origine du Monde » du peintre Gustave Courbet, dont l’œuvre au XIXème siècle fit plus pour l’art que pour la perversion sexuelle. Enfin je ne saurais conclure sans rappeler Voltaire et l’affaire Callas : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire »

Cordialement

Marie Joli

(*)(ni, à vous lire, avec l’interréssé, ni avec nous membres du CA)

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Élément N°4

Lettre de Patrick Soulié à Sabrina Canonigo, directrice de l'OT du Mas d'Azil:

Chère Madame,

C’est avec tristesse que je lis votre mail, traitant de « pervers sexuel » Claudius du Roc Blanc. Pourquoi ne pas accepter qu’il soit dans une démarche authentiquement artistique sur les traces des surréalistes, de  Duchamp, du Facteurs Cheval,  d’Alfred Jarry, d’Arthaud… avec  beaucoup d’humour et  d’humanité. Dans le monde actuel fait de guerres, de violences institutionnalisés, de pornographie officialisée, de mises à l’index, les transgressions de Claudius sont plutôt rafraichissantes. L’exposition de son travail est un ravissement et il peut sans danger être vu par notre jeunesse. Certes la fécondation des Pierres Vulvaires, avec une allusion à la masturbation peut choquer certaines personnes, mais le côté poétique,  avec des textes ciselés comme de la dentelle, est bien au-delà de la simple perversion que vous y avez vu.

Vous avez de la chance d’avoir un artiste comme Claudius  dans votre région, il est détestable de le voir exclure de l’office du tourisme… Madame, ne soyez pas du côté des censeurs.

Bien respectueusement

Docteur SOULIE Patrick

« Ci-joint un courriel envoyé à Claudius après notre visite le 03/03/2011

Merci Claudius pour votre accueil,

Quel magnifique voyage vous nous avez permis de faire dans votre monde imaginaire, sans cesse pris au piège  entre rêve et réalité. Vous êtes nécessaire à notre société par votre regard critique, votre humour et votre bienveillance pleine d’humanité.

Je suis sur que mon ami Alain-Marc DELBOUYS fera un bel article dans la Revue des Pyrénées et qu’il instillera  curiosité et tolérance sur  votre travail autour du « signe vulvaire » auprès des montagnards.

Merci encore et à bientôt.

Patrick SOULIE »

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 Élément N°5

Lettre de François Salvaing aux dirigeants aziliens:

Madame ou Monsieur le Maire, cher Mas d'Azil
 
Je voudrais vous dire la confusion où vous me mettez. Né personnellement d'une vulve et ayant persisté mon existence entière à vouer aux vulves ma vénération, pour le plaisir qu'elles m'apportèrent sans parler de deux enfants qu'elles me livrèrent, me voilà, si je vous suis bien, convié à avoir honte de ces origines comme de ces penchants. Si jamais d'autres sont dans mon cas pendable  -qui peut savoir?-  vous aurez bientôt des hordes de pénitents venant battre leur coulpe pour avoir, en outre, aimé la fantaisie, l'imagination et la liberté artistique à l'oeuvre chez l'Affabuloscope que, pour sa vulvophilie, vous croyez devoir rayer de votre site et du paysage.
Puissiez-vous ne pas sortir de cette affaire la queue trop basse, c'est mon voeu amical, chers édiles.
François Salvaing, visiteur de longue date du Mas d'Azil, par ailleurs écrivain.   
                                                                                                                                 François Salvaing

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 Élément N°6

Lettre de Patrick Mignard au Président de l'OT du Mas d'Azil:

M.POUECH,figurez vous que je me rends de temps en temps au Mas d'Azil et que j'invite régulièrement mes proches à découvrir l'Affabuloscope . Cette pétition est l'occasion de redire que ce musée est un des lieux incontournables de l'Ariège.Par ailleurs je fréquente également la fête de la figue. Compte tenu du caractère éminemment sexuel de ce fruit, avez vous également envisagé son boycott ?

de patrick mignard

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Élément N°7

Lettre de Pierre Salvaing à tous:

Bonjour à tous, 
L’affaire de l’Affabuloscope du Mas d’Azil commence à prendre des proportions qui débordent largement ce village, et le département de l’Ariège en général.
L’Affabuloscope figurait jusqu’à ces temps-ci sur les sites et les recommandations de l’Office de tourisme du Mas d’Azil et plus largement. A juste titre.
Cet ancien atelier industriel est reconverti en vaste laboratoire artistique par le très créatif et inventif Claudius de Cap Blanc (vous pouvez consulter son site Affabuloscope) depuis plusieurs décennies. Il vient de se voir retirer l’ « habilitation » touristique, et ce en dehors de toute légalité semble-t-il, parce qu’un certain nombre de personnes ont estimé que certaines de ses créations étaient de l’ordre « pornographique », voire relevaient de la « perversion sexuelle ».
(Je suis moi-même en ce moment dépositaire d’une des centaines de « pierres vulvaires » que Claudius de Cap Blanc fait déposer à travers le monde : ce sont des galets de torrent sur lesquels il a gravé le symbole de l’amande fendue, connu depuis le néolithique).
On comprend parfaitement que le retrait de cette publicité, outre les accusations de caractère diffamatoire qui pèsent, après plusieurs convocations à la gendarmerie pour les mêms faits, sur C. de Cap Blanc, le priveraient d’une source de revenus essentielle pour lui permettre de continuer à vivre et créer : cet artiste ne fait pas commerce de ses œuvres, il expose ses centaines de réalisations dans l’Affabuloscope, enrichies de nombreux textes de sa main, ne faisant payer (modestement) que l’entrée.
Il s’agit donc de censure dans le domaine artistique, qui rejoint d’autres affaires actuellement en cours, emportées dans le vaste courant séculaire des interdits moralisateurs pesant sur la création artistique en particulier.
La lettre de protestation de Ph. Frechet au président de l’office de tourisme Arize-Lèze ci-jointe sert actuellement de pétition pour défendre Claudius de Cap Blanc et son droit à la création. Une mobilisation est en cours.

Je vous envoie en outre les différents sites où l’affaire est déjà mentionnée.
Bien amicalement,
                                                       
Pierre Salvaing

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Élément N°8

Lettre de soutien d'Éric Fourcaud d'Azinat:

Nous sommes de tout coeur avec vous...

si vous avez des soucis d'existence sur le territoire, je vous conseillerais de venir voir si des friches industrielles sur le pays d'Olmes et Lavelanet pourrait vous accueullir, 
un territoire en déclin...qui pourrait être séduit par les opportunités de vos expositions...
Cordialement
Eric Fourcaud
Azinat - Ariégeois d'Origine
Who’s Who des personnalités ariégeoises - Réseau social ariégeois sur Facebook - Boutique en ligne
6 rue Mirabeau - F-09300 LAVELANET
Tel : 05 34 09 20 46 - Fax : 05 34 09 33 24
http://www.azinat.com - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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Élément N°9

cricri et chuchotements de Christian Lebeau (6 mai)

    A l'heure où l'attention de la planète se focalise sur la chasse aux barbus terroristes (dead mais surtout pas alive), sur l'incertitude pesant sur l'augmentation du dividende versé par Areva à ses actionnaires compte tenu du contexte nippon  et des manoueuvres des écologistes manipulés par les décroissants lobyistes pro-bougie .

    A l'instant même où les médias ont le regard fixé sur le ventre de Carlita dont les échographies sont transmises régulièrement à l'institut Harris Interactive afin d'évaluer les chances de retour en grâce de sa majesté Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa, il existe une contrée que je chérie entre toutes pour la vivacité de ses farios, ses lacs d'altitude et son bon sens...

      L'ariège.

        L'Ariège Terre Courage.

    l'Ariège où on se transmet de génération en génération les cartes du P.S. à défaut d'indiquer ses coins à cèpes.

    Terre Courage objet de raillerie pour les toulousains qui ne manquent aucune occasion de souligner le soit disant caractère foncièrement passéiste et rétrograde de sa population .

       Mais les élus,soucieux de l'image de leur région, et chacun sait le poids de l'image en politique, ont décidé de reprendre la main. 

     Courage OUI . Témérité NON.

     C'est ainsi qu'un plan " Sécurité" a été mis en place.

      Sécurité des biens et des personnes, avec l'épisode mise sous caméra de surveillance de la commune de Mazères ( 3500 habitants ) célèbre pour sa foire au gras et son domaine des oiseaux .

      Reportage d'Olivier de Robert pour http://www.ariegenews.com/news-792-27548.html

     Sécurité des esprits au Mas d'Azil.

     Figurez vous qu'étant  donné le «public familial» qui fréquente les pentes de l?Ariège, il a été décidé des mesures d'urgence.

      Contrairement à ce que les éleveurs locaux tentent de nous faire croire, le danger ne vient pas de " Lo Mousur " ( de l'ours) mais des... VULVES que l'on peut observer à l'Affabuloscope, musée situé dans cette commune réputée pour sa grotte lieu de passage obligé de l'Arize.

     En effet le conseil général appelle au boycott de ce lieu de perdition que je vous invite à visiter virtuellement pour vous faire votre "propre" idée en attendant de vous rendre en nombre sur place et d'y rencontrer Claudius de Cap Blanc, le maître des lieux.

   L'affabuloscope

      Je vous invite à prendre connaissance de l'acte d'accusation

     " Le signe de la vulve mis à l'index "

      Pour avoir visité en plusieurs occasions ce lieu hors du commun, cette fabrique d'histoires, cet espace de déambulation qui se donne à voir, je peux témoigner du bonheur sans cesse renouvelé qui m'accompagna lors de ces visites.

      Et puisque "L'art n'est rien d'autre qu'une insurrection de l'esprit" je vous invite à vous insurger en signant la pétition suivante :

    http://www.petitionduweb.com/Le_lynchage_de_l_Affabuloscope-9248.html

     Enfin je vous invite à interpeller  M. Jean Marc POUECH , Président de l'Office du Tourisme Arize Lèze afin de lui suggérer deux mesures qui s'imposent pour que l'ordre moral reprenne ses droits sur le territoire dont il a la charge.

       1. Murer les entrées de la grotte traversée de part en part, nuit et jour, par des objets dont le caractère phallique est démontré (les bagnoles).
       2. Ordonner le boycott de la fête de la figue compte tenu du caractère éminemment sexuel de ce fruit .

    Croyez bien qu'il m'en coûte car si je suis un adepte des déplacements en vélo , je me résigne chaque année, fin septembre, à prendre mon véhicule  afin de goûter la confiture  cuite au chaudron sur place par la Confrérie "Les Tindoulets de la figo"

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Élément N°10

Lettre de Pierre Salvaing parue dans:
http://www.madepeche.com/index.php/articledep/articledepview/action/view/frmArticleID/18481/?SGLSESSID=263e5e3998f4787d7fff98d7c534470a&/1/
à:

A mesdames et messieurs
 les élus locaux de la Communauté de communes de l’Arize,
les responsables de l’Agence de développement du tourisme Arize-Ariège

«  la Communauté de Commune de l'Arize, en accord avec les élus locaux, supprime l’annonce des activités de l’Affabuloscope du guide Arize Animations 2011. Et pour couronner le tout, comme si ce n’était pas suffisant, l’Agence de Développement du Tourisme, en accord avec les élus, vous emboîte le pas »
(citation de la lettre de monsieur Philippe Frechet au Président de L’Office de Tourisme Arize-Ariège, lettre-pétition que j’ai signée)

Mesdames et Messieurs,

J’apprends avec consternation -et une indignation qui confine à la révolte- la décision prise de retirer toute accréditation de publicité touristique à l’Affabuloscope de monsieur Claudius de Cap Blanc. Cette décision semble s’accompagner d’une cabale de dénigrement et de calomnie sur l’œuvre et le travail de cet artiste.

En ce qui me concerne, la découverte de l’Affubuloscope a entraîné et prévu d’entraîner, depuis un an que je le connais, plusieurs déplacements familiaux et amicaux depuis Verdun sur Ariège, avec consommation d’essence, de boissons et autres richesses commerciales du Mas d’Azil. Je tiens en effet à faire connaître ce lieu et ces créations à ceux que j’aime et estime.

Ce premier argument bassement économique n’est pas le principal.

Le docteur Sabrina Canonigo (car je ne doute pas un instant que pour utiliser de tels termes, Madame Canonigo soit habilitée à le faire) a émis le diagnostic de  perversion sexuelle. Permettez-moi aussi de me pencher, bien qu’en amateur, sur la définition de la perversité, donnée par le Grand Robert : une « tendance pathologique à accomplir des actes immoraux, caractérisée par le plaisir de nuire, l’agressivité, la malveillance systématique, et, souvent, la dissimulation. »
Plaisir de nuire, agressivité, malveillance systématique, et, a fortiori, dissimulation ? Aucun de ces symptômes ne me paraissent devoir convenir en quoi que ce soit au travail de création exposé au contraire au grand jour, (et sans le moindre esprit commercial), par monsieur Claudius de Cap Blanc.
Quant aux « actes immoraux », ils sont totalement étrangers, et à un diagnostic médical, et à une activité artistique.
Dois-je en conclure qu’il s’agit de la part de madame Canonigo, au cas où elle ne serait pas médecin psychiatre, tenue au secret médical de surcroît,  d’une pure et simple diffamation ? Acte redoutable, qui me fait me ressouvenir de la terrible et mortifère formule d’un incontestable pervers de haut vol, Joseph Staline : « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ».

Je crains qu’au lieu d’appliquer le seul principe qui vaille dans le domaine où exerce monsieur Claudius de Cap Blanc – Toute licence en art-, vous semblez orientés vers son remplacement par une lecture pervertie de cet aphorisme : Tout silence à l’artiste.

Enfin, je n’ai jusqu’ici rien trouvé ni d’insultant ni de dégradant dans ce que j’ai vu et lu des travaux et des œuvres de monsieur Claudius de Cap Blanc, concernant notamment les femmes, qui sont, depuis un certain nombre de siècles déjà, sinon davantage, l’objet des préoccupations de bien des hommes, parfois beaucoup moins bien intentionnés et moins profondément respectueux que monsieur Claudius de Cap Blanc.

Je crains également que vous ne mesuriez toute la richesse qu’apporte au Mas d’Azil l’existence sur son territoire d’un artiste de la qualité et de la rareté de monsieur Claudius de Cap Blanc, et les déficits de tous ordres que son élimination subreptice et honteuse entraînerait pour la vie culturelle et touristique de cette commune et de ses environs.

Sans compter le redoutable risque du ridicule que vous encourez. 

Il n’est pas trop tard pour que vous reveniez sur une décision aussi inique que stupide. Ayant attiré sur vous et la belle région où vous exercez vos responsabilités civiques l’attention d’un nombre toujours plus grand de gens indignés, il vous reste encore la possibilité de tourner positivement cet intérêt en revenant à un comportement simplement correct vis-à-vis de monsieur Claudius de Cap blanc.

Avec mes sentiments consternés,

Pierre Salvaing

Copies à monsieur Claudius de Cap-Blanc et à la Dépêche du midi.

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  Élément N°11

Texte de soutien à Claudius de Cap Blanc
Par Michel Larive du collectif du Front de Gauche du Couserans

Claudius a garé son balai magique dans la cours de récréation du bon gente bien pensant. Sacré Claudius ! Enchanteur des mots et de la matière, le voilà à son tour victime d’une chasse aux sorcières diligentée par la nomenklatura Azilienne.

Le parallèle avec une période noire de l’histoire de l’humanité est saisissant. La monté du racisme, la xénophobie ambiante, le repli nationaliste couplés à la précarité la plus extrême et une perspective aussi noire que l’encre des écrivains amènent à la réaction dont Claudius de Cap Blanc subit les outrages. Enfanteur de pierres vulvaires, il est taxé de pornographie allant jusqu’à la perversion sexuelle. Comme dans les années trente, on menace, on porte plainte, on raye des tablettes. Fais attention Claudius, ils ont déjà brulé des livres, qu’ils ne concassent (que tu peux écrire aussi en deux mots…) pas tes pierres pour en tapisser leurs voies rapides.

Un artiste doit créer de façon absolument libre, là est le propre de sa fonction dans la société. Ainsi, il interpelle et nous pousse à nous interroger, à bousculer quelques fois nos certitudes, il émet sentimentalement le doute. On peut dire que tu es un grand artiste, tu as réussi à semer le doute chez les caciques du tourisme ariègeois et assurément au-delà de tes espérances.

Nous sommes, nous citoyens du Front de Gauche du Couserans, atterrés de ce que peuvent encore imaginer ces censeurs auto déclarés et t’exprimons tout notre soutien. Le préjudice qu’il t’on délivré n’égalera jamais l’empathie que tu as engendrée.

Tiens bon l’ami ! No pasaran !

 A Saint-Girons, le 10 Mai 2011

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Élément N°12

Texte de Jean-Bernard Lalanne

"Les ariégeois seraient-ils devenus tristes ?
 Claudius Cap Blanc me fait penser à ces originaux qui, autrefois, animaient la ville de Saint Girons par leurs frasques, coups d’éclats ou bons mots, rien de grave sinon de la convivialité. Que certaines personnes manifestent leur désapprobation, cela fait partie du jeu mais de là à ce qu’il doive rendre compte à la Gendarmerie de ses faits et gestes, qu’il soit sanctionné économiquement par l’Office du Tourisme et le Conseil Général, c’est de mon point de vue un manque de discernement et un mauvais procès des élus.
 Claudius est un poète, qui «danse entre les chaînes», occupant l’espace de la liberté d’esprit et de création.
 Sa liberté ne va à l’encontre d’aucune Loi. Laissons-le vivre.
 Si on exhibe dans les capitales européenne la Cloaca de Vim Delvoye qui fabrique des excréments pourquoi ne tolèrerait-on pas les vulves de Claudius qui ne sont que de simples cailloux avec un graphisme gravé et déposés en des endroits inattendus?
 Pour nos élus Ariégeois, l’art contemporain n’est-il acceptable que s’il émane de la Direction des Affaires Culturelles et subventionné ? Claudius n’étant pas dans ce cadre il doit se financer lui-même, il serait bien injuste qu’on le prive du minimum de publicité auprès des Offices du Tourisme.
 L’art de Claudius nous distrait et nous fait réfléchir, certains ne devraient pas s’en priver."

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Élément N°13

Courrier paru dans la Dépêche du 21 mai 2011. Signé Y.P.

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