LA CENSURE ET LE SILENCE DES CENSEURS

Actualité en deux parties.
La première survole le phénomène “censure” dans ses aspects généraux, universels.
La seconde s’attache au microcosme, et montre l’attitude d’une poignée de décideurs néo-féodaux qui en Ariège veulent faire la loi sans la loi. Dans un premier temps je me borne à relater les faits sur le mode anecdotique. Plus tard, avec suffisamment de recul, je m’emploierai à porter un regard plus “anthropologique” sur l’ensemble de l’affaire. (Et il ne s’agira plus d’une “affaire” mais d’une somme de données à considérer, à étudier et à replacer dans la fresque en train de se composer).


LA CENSURE (DE PROTOGORAS À SARKOSY)

 Hugo, comme beaucoup de ceux qui ont eu à souffrir de la censure en parle comme d’une bête “à l'haleine immonde, aux ongles noirs, cette chienne au front bas qui suit tous les pouvoirs”.
Flaubert est moins lyrique, plus péremptoire: “La censure, quelle qu'elle soit, me paraît une monstruosité, une chose pire que l'homicide; l'attentat contre la pensée est un crime de lèse-âme.”
Le plus sage propos se trouve sans doute dans la bouche de Léonard de Vinci: “Louer ou censurer ce que tu ne comprends pas peut causer préjudice”.
Bien que la censure remonte à l’antiquité (les ouvrages de Protagoras - Ve siècle av. J.-C -  émettant des doutes sur l’existence de Dieu sont brûlés avant leur parution), c’est avec l’invention de l’imprimerie - qui facilite la propagation des idées “hérétiques” - qu’elle devient vite répressive. C’est évidemment l’Eglise qui organise d’abord la censure, avant de passer le flambeau, au XVIe siècle, à la Sorbonne et au Parlement. 
  En 1629, Richelieu charge le chancelier et le garde des Sceaux d'examiner des ouvrages et de leur accorder ou non «le privilège du roi». C’est d’ailleurs sous Louis XIII que la censure s’officialise. Museler la bouche de ceux qui pourraient menacer son pouvoir, jusqu’à faire raser tous les châteaux du Royaume (pauvre Roquefixade!).
  La censure est le réflexe de peur d’un pouvoir. L’Église a peur, le roi a peur, l’État a peur, le suzerain dans son fief a peur.  Peur de ceux qui pensent différemment et qui dérangent et menacent l’ordre. Le troupeau doit marcher au pas, le chien tenu en laisse, la clôture entourer la maison.
  En 1742, un corps de censeurs royaux est créé. Il est composé de 79 membres qui se partagent la tache d'examiner les ouvrages, chacun ayant son domaine: la théologie, la jurisprudence, la médecine, la chirurgie et l'anatomie, les mathématiques, la géographie, les beaux-arts, l'architecture et les belles lettres.
  Beaumarchais dans le célèbre Monologue de Figaro, à l'acte V, dresse un portrait satirique de cet exercice de la censure, transposé en Espagne, afin d'éviter la censure française. Ce qui n'aura pas l'effet escompté car l'auteur devra revoir sa pièce trois fois !
  Passé l'examen de la censure, les auteurs et éditeurs obtiennent un privilège, une permission tacite ou orale du directeur de la librairie.
 Afin d'éviter la censure, les auteurs ont recours à divers moyens :
- l'impression à l'étranger
- la publication en France, après falsification
Ces moyens sont bien sûr illégaux!
Ainsi les Lettres Persanes de Montesquieu ont été publiées anonymement en Hollande, de même pour l'Esprit des Lois. Le Contrat social de Rousseau est diffusé depuis Genève, tandis que le Discours sur l'origine de l'inégalité est paru à Amsterdam.
  Les philosophes avaient recours à de grands mécènes : Voltaire eut l'appui de Frédéric II et du duc de Choiseul. Diderot trouva appui auprès de Catherine II de Russie, et eut l'idée, un temps, de publier l'Encyclopédie de là-bas.
  Les risques liés à la censure sont l'emprisonnement, l'exil, les galères... ou l’exclusion de l’Office du Tourisme du Mas d’Azil...

  La censure d’après Goblot:
Censure (Anastasie): illustre engin liberticide français, née à Paris sous le règne de Louis XIII. Elle est fille naturelle de Séraphine Inquisition et compte de nos jours dans sa nombreuse famille quelques autres personnages également très connus: Ernest Communiqué, Zoé Bonvouloir, le vicomte Butor de Saint-Arbitraire et Agathe Estampille, ses cousins, tantes et beau frère... le pape Alexandre VI qui en avait été l'un de ses premiers pères, avait laissé un petit manuscrit intiitulé:
Guide du parfait censeur et à l'aide duquel Anastasie avait pu faire son éducation. Voici quelques extraits de cet intéressant travail.
1) La censure est l'art de découvrir dans les oeuvres littéraires ou dramatiques, les intentions malveillantes.
2) L'idéal est d'y découvrir les intentions, même quand l'écrivain ne les a pas eues.
3) Un censeur capable doit, à première vue, déterrer dans le mot ophicléide une injure à la morale publique.
4) La devise du censeur est: “coupons, coupons, il en restera toujours trop".
5) Le censeur doit être persuadé que chaque mot d'un ouvrage contient une allusion perfide. Quand il parviendra à découvrir l'allusion, il coupera la phrase. Quand il ne la découvrira pas, il la coupera aussi, attendu que les allusions les mieux dissimulées sont les plus dangereuses.
Ce texte drôle, publié dans l'Eclipse le 1er juillet 1874, est moins léger qu'il n'y paraît. Presque tous les arguments contre la censure y sont  recensés.
 (h
ttp://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/comm_0588-8018_1967_num_9_1_1129)

  Un internaute nommé Pierre Salvaing m'envoie ce mot:
"Figurez-vous qu'en cherchant dans les Mille et une Nuits une liste de périphrases poétiques (fort nombreuses) qui désignent le sexe féminin, je tombe sur cet entrefilet que j'y avais glissé voici 14 ans. Je vous l'envoie, que vous en apprécieiez toute la saveur, sachant qu'en 1997 l'Egypte était gouvernée par un certain Moubarak. On pourrait lui proposer avantageusement un poste de responsabilité à l'office de tourisme..."

Le titre de l'article est:

LES "MILLE ET UNE NUITS" REVIENNENT À LA PAGE EN ÉGYPTE

 

 

 LA CENSURE ICI ET MAINTENANT 

  Ce qui interroge la raison, c’est que depuis maintenant six semaines que l’Affabuloscope a été censuré et radié par l’OT (J-M Pouech), par la Communauté de commune (H. Barthe) et par l’ADT (B. Piquemal), ces deux derniers décideurs ont observé un silence dont l’éloquence ne manque pas de locacité.
Hervé Barthe ne m’a pas avisé qu’il m’avait rayé du Guide Arize Animation 2011, pourtant il l’a fait.
Bernard Piquemal ne m’a pas notifié qu’il rompait le contrat que nous avions signé ensemble (et avec Sabrina Canonigo) le 3 novembre 2010 - et valable pour l’année 2011. Il l’a pourtant rompu à la façon du monarque qui ne doit d’explication à personne.
Constat est fait que ces gens prennent des décisions sans juger utile d’en informer le principal intéressé.
Je leur ai pourtant écris des lettres, mais aucune réponse ne m’a été faite à ce jour.

Lettre du 2 mai:

    À Hervé Barthe
                                                      Directeur de la Communauté de Commune

  J’ai appris, par un courrier envoyé aux membres du CA de l’OT du Mas d’Azil par la directrice, Sabrina Canonigo, que vous aviez décidé “de ne plus assurer la promotion de l’Affabuloscope”, suivant en cela l’arrêt d’exclusion prononcé à mon encontre par Jean-Marc Pouech, le Président de ce même Office.
  N’ayant pas été informé directement par vous ou vos services de ces décisions lourdes de conséquences pour moi, je vous demande donc de me donner les raisons les ayant motivées.
Recevez mes respectueuses salutations.

Un courrier du même type a été envoyé à Raymond Berdou, maire du Mas d’Azil, avec copie de chacune à tous les destinataires.

Ainsi que celle-ci à:

 Bernard Piquemal
Président de l’Agence de Développement Touristique

J’ai appris, par un courrier (joint) envoyé aux membres du CA de l’OT du Mas d’Azil par la directrice, Sabrina Canonigo, que vous aviez décidé “de ne plus assurer la promotion de l’Affabuloscope”, suivant par en cela l’arrêt d’exclusion prononcé à mon encontre par Jean-Marc Pouech, le Président de l’Office de Tourisme de l’Arize-Lèze, ainsi que Hervé Barthe de la Communauté de Commune, celle-ci avalisée par Raymond Berdou, maire du Mas d’Azil.
N’ayant pas été informé directement par vous ou vos services de ces décisions lourdes de conséquences pour moi, je vous demande donc de me donner les raisons les ayant motivées. D’autant que nous sommes liés par un contrat (voir l’avenant 2011 à la convention de mandat - réseau départemental de réservation et de commercialisation Ariège Pyrénées) signé par vous même, en partenariat avec Melle Sabrina Canonigo, de l’OT du Mas d’Azil.
Le président de l’OT du Mas d’Azil, Jean-Marc Pouech, a fait preuve semble-t-il d’irresponsabilité et d’amateurisme, et peut-être d’abus de pouvoir - seul un Tribunal d’Instance serait compétent pour en juger - en ne respectant pas les statuts de l’association qu’il préside lorsqu’il a radié l’Affabucoscope de ses tablettes, j’ose espéré que vous ne l’imiterez pas et que vous me notifierez mon exclusion de l’ADT par un courrier qui l’officialise, en bonne et due forme, car pour l’instant cette notification ne m’a pas été adressée et laisse cette affaire dans une zone de non-droit qui ne me permet pas de faire valoir clairement ceux-ci.

Recevez mes respectueuses salutations.

Claudius de Cap Blanc

PS/ Comme dans cette affaire les décisions de radiation ont eu un effet domino, allant de l’OT du Mas d’Azil à la Communauté de Commune d’Arize-Lèze, de celle-ci aux élus du Mas d’Azil, de ceux-ci à l’ADT, j’ai écris de même à Hervé Barthe, à Raymond Berdou et à Philippe Jugie, et je vous joints copie de ces courriers envoyés ce jour.

  L’absence de réaction à ces courriers m’a donné le sentiment d’être tout à coup transplanté au temps de Louis XIV. Vous vous souvenez? “On ne questionne pas le roi!”. Le roi peut vous embastiller, mais vous n’avez pas le droit de lui demander “Pourquoi?”. Quand même vous lui demanderiez qu’il ne vous répondrait pas. Ça me rappelle le procès de Fouquet.
 —  Sire, mais il y a la loi....
  Le roi de répondre:
  — Je suis la loi!
  Ici, dans le microcosme actuel, 11 mai 2011, je demande clairement à Hervé Barthe et Bernard Piquemal: pouvez-vous me donner les raisons de mon exclusion de vos tablettes? Sont-elles du même fumet que celles invoquées par Jean-Marc Pouech et que vous avez suivi aveuglément, les jugeant pertinentes?  Si c’est le cas, pourquoi diable refusez-vous de m’en informer officiellement? De me le notifier?
  Au fond, si je n’avais pas eu vent de ces exclusions par le courrier de Sabrina Canonigo à l’attention des membres du CA:

 

  (courrier qu’un membre m’a fait parvenir le plus officieusement qui soit vu qu’il était classé “secret interne”), je ne connaîtrais pas, à l’heure où nous sommes, les décisions prises par Hervé Barthe et Bernard Piquemal tellement l’aphasie est de rigueur.
  Sur ce point Jean-Marc Pouech est à féliciter: lui, au moins, il m’a envoyé une lettre recommandée en bonne et due forme. Mais les deux autres?  Ont-ils du mal à assumer la décision qu’ils ont prise? Craignent-ils la réprobation populaire qui fait tache d’huile? Si ce n’est pas le cas, je leur demande publiquement de se comporter en responsables rémunérés avec l’argent du contribuable. (Si encore nous étions dans un département aux mains du Front National, je comprendrais. La culture n’est pas sa tasse de thé. Et l’exclusion son quotidien. Mais vous tous, vous êtes des socialistes de père en fils depuis trois ou quatre générations. Jaurès, le tolérant, le pacifiste, doit vous regarder d’un oeil oblique de son recoin de Panthéon où ses cendres ne dorment que d’un oeil.)
  Si vous prenez des décisions c’est que vous les jugez opportunes, adéquates, bonnes pour la collectivité. Avez-vous jugé bon de censurer l’Affabuloscope? Parlez, l’Ariège vous écoute!

  Reprenons l’historique.
Nous nous étions arrêtés aux “comités de soutien” (épisode 3).
Ceux-ci ont battu le tam tam qui porte loin puisqu’il s’est fait entendre jusqu’à Madrid au sud, Lausanne à l’est, Bordeaux à l’ouest et Paris au nord.
Aussi les dirigeants de l’Office de Tourisme du Mas d’Azil ont-ils commencé à se demander si ça avait été une bonne idée que de radier ainsi l’Affabuloscope de leurs tablettes. On avait voulu mettre le “troublion pornographe” au placard et voilà qu’il se faisait encore plus présent (et embarrassant). Ce qui a inspiré ce bref commentaire à Fred: “C'est fou tout de même la capacité de certain à se tirer à l'arme lourde dans le pied.”
  Pour résumer, la machine mise en branle pour ébranler l’Affabuloscope était en train de se retourner contre les machinistes inconséquents. C’est là que Jean-Marc Pouech m’appelle au téléphone le 27 ou 28 avril. “On pourrait envisager une sortie de crise”, se risque-t-il à me proposer. Ce qui m’a laissé sans voix: voilà un type qui voulait discuter “un arrangement” un mois après la radiation, alors que cet arrangement aurait pu se faire avant celle-ci - s’il y avait eu chez mon interlocuteur un minimum de bon sens. J’ai demandé un temps de réflexion pour voir en quel terme cette sortie de crise pouvait se dérouler. Trois ou quatre jour plus tard, un article dans la Dépêche, signé Jean-Marc Pouech, m’informe qu’on attend plus que moi pour un règlement de l’affaire “par le haut”. Voir cet article:
http://www.ladepeche.fr/article/2011/05/02/1072279-Mas-d-Azil-l-Office-du-tourisme-repond-aux-propos-de-Claudius-de-Cap-Blanc.html
Comme il n’était fait mention à aucun moment de ce qui, depuis le début, a été soigneusement mis sous le boisseau, à savoir l’irrégularité de procédure dans le processus de radiation, voici quelle a été ma réponse, le 10 mai:

     À Jean-Marc Pouech, président de l’Office de Tourisme du Mas d’Azil

Suite à votre coup de téléphone du 28 avril, et au souhait que vous formulez dans un article paru dans la dépêche du 2 mai dernier: “sortir par le haut de cette situation”, je vous informe que j’y suis tout disposé.
 Je voudrais auparavant rappeler, pour mémoire, que votre décision de radier l’Affabuloscope des tablettes de l’OT du Mas d’Azil le 26 mars, par lettre recommandée, a été prise en violation des statuts de l’Association de l’OT que vous présidez. Ces statuts, à l’article 8, stipulent qu’une décision de radiation doit être prise après réunion du Conseil d’Administration, démocratiquement, et que l’intéressé dispose de 2 mois pour s’en défendre s’il le juge bon, après quoi la décision peut être rendue effective. Or, dans l’affaire qui nous occupe, rien ne s’est déroulé de cette manière. Vous avez pris seul, de manière autocratique, la décision d’exclure l’Affabuloscope. Le CA, comme l’exigent les statuts en pareils cas, n’a pas été consulté. Il n’a été mis au courant qu’une fois les choses accomplies, trois jours après. (Ce qui d’ailleurs n’a pas été du goût de quelques uns de ses membres). De cette façon je n’ai pas disposé des 2 mois que les statuts prévoient pour m’expliquer. J’ai été exclu sans avertissement, sans concertation d’aucune sorte, d’une manière inquisitoriale.
 Le plus étonnant reste le fait que Hervé Barthe, de la Communauté de Commune, ait suivi votre décision, “en accord avec les élus locaux”, nous dit un courrier de Sabrina Canonigo, la directrice de l’OT.
 Ce qui ajoute à la stupéfaction c’est que “les élus locaux”, en tenant la main d’Hervé Barthe qui rayait d’un trait de plume l’Affabuloscope du Guide Arize Animation 2011, n’ont pas jugé utile de faire preuve de plus de démocratie. Ils ont approuvé comme un seul homme, dans une ambiance d’autocratisme qui en dit long sur les manières de ces “preneurs de décision”.
  L’effarant continu quand on sait que Bernard Piquemal, Président de l’Agence Départementale du Tourisme, a suivi le mouvement entamé au Mas d’Azil, dans la foulée, en me rayant de ses outils promotionnels au niveau du département. Sans plus m’en avertir alors que nous sommes liés par un contrat signé de sa propre main.
  Cet effet domino s’est accompli à la vitesse de l’éclair sans qu’à aucun moment on ait juge bon de m’informer du problème. C’est pourquoi il est extrêmement curieux que vous, Monsieur Pouech, un mois après ces faits, vous m’appeliez au téléphone pour “envisager une rencontre destinée à sortir par le haut de cette situation”. Mais, Monsieur Pouech, c’est avant de déclencher le couperet que cette rencontre aurait dû avoir lieu!!! C’est avant de m’envoyer une lettre recommandée m’informant de mon exclusion qu’il aurait été raisonnable d’avoir un dialogue! Or, plutôt que ce dialogue, vous avez préféré la décision autocratique, la condamnation avant même le jugement. Ne soyez donc pas étonné si avant de vous répondre je me permets un moment de réflexion: face à tant d’amateurisme, je commence à douter sérieusement de vos capacités à présider cet Office de Tourisme.
 En clair vous avez fait les choses à l’envers: m’exclure d’abord, tenter de discuter ensuite. Attitude qui ne vous donne pas le droit de vous poser défenseur de la vertu comme vous le faites dans votre lettre et dans vos propos à la presse.
 Ce comportement montre la précipitation avec laquelle vous avez agi, vous et ceux qui vous ont suivi sans avoir songé un instant qu’il aurait été préférable de me parler du problème pour qu’il se règle en un tournemain. J’ai été personnellement très choqué, blessé même, de l’arbitraire qui a présidé à cette affaire, sans un regard pour les plus élémentaires règles de droit et de civilité.
 Voilà pourquoi je réponds que:
 1) Je demande ma réintégration pleine et entière à l’OT du Mas d’Azil (c’est assez drôle de demander ça parce qu’en regard des statuts, je ne suis pas réellement radié, la procédure de radiation étant nulle du fait de son irrégularité comme le démontrerait n’importe quel tribunal d’instance si on lui soumettait l’affaire - mais j’en subis néanmoins les effets) .
 2) Je vous invite à convaincre Hervé Barthe, de la Communauté de commune, ainsi que les élus locaux, ainsi que Bernard Piquemal de l’ADT, de me réintégrer pareillement, chacun dans leur fief, aussi rapidement que vous les avez convaincu de m’exclure et aussi rapidement qu’ils m’ont excluent.
 3) Je demande par ailleurs réparation du préjudice d’avoir été rayé de l’édition Arize Animation 2011 par Hervé Barthe. Celui-ci devra publier un encart, à autant d’exemplaires que nécessaire, à joindre aux plaquettes afin que la présence de l’Affabuloscope y soit rétablie.
 Si, au lendemain de ma réintégration, vous êtes toujours décidé à écarter l’Affabuloscope de vos tablettes, je vous invite à entamer une vraie procédure de radiation, mais cette fois en respectant scrupuleusement les statuts de l’Association, c’est-à-dire en convoquant votre CA qui statuera et votera. À partir de là je disposerai de deux mois pour m’expliquer si je le souhaite, comme les statuts me l’autorisent. Et si au terme de ce processus le CA estime que les arguments de ma défense manquent de pertinence et que l’Affabuloscope dois être effectivement exclu parce que son contenu est préjudiciable au regard des visiteurs ou des enfants, ou de je ne sais quoi d’autre, alors qu’il me radie, et vous pourrez signer l’exclusion dans le respect des statuts. Et j’en prendrai acte.
  Restera alors à régler l’affaire avec les autres responsables qui ont oeuvré en seconde main pour censurer l’Affabuloscope: Hervé Barthe, Raymond Berdou - et “les élus locaux” - et Bernard Piquemal. En supposant que vous ne réussissiez pas à les entraîner dans votre sillage.
 Je vous signale que j’ai écris à ces personnages pour tenter d’avoir des explications: ils n’ont pas daigné répondre. Comme ce silence ne présage rien de bon pour une conclusion rapide, je vous informe que mon dernier recours, à partir d’une certain délais - avant prescription des faits selon la loi en cette matière - sera de déposer une requête au Tribunal d’Instance pour vice de procédure dans un processus de radiation. Et demande de dommages et intérêts.
 Il vous appartient que nous n’arrivions pas jusque là. Il vous appartient de faire cesser la mauvaise image que le Mas d’Azil est en train d’acquérir avec cette affaire de censure, dans le département et hors du département.
  Si ma réintégration se fait selon les modalités énoncées ici, elle devra être publiée dans tous les offices de Tourisme d’Ariège, de la même manière que ces offices avaient reçu copie de votre lettre recommandée d’exclusion. Elle devra m’être notifiée par écrit pour confirmer son officialisation.
 Je décide de ne donner aucune suite aux propos diffamatoires (”pervers sexuel”) proférer à mon encontre par votre directrice, Sabrina Canonigo. On mettra cette faute sur le compte d’une malheureuse maladresse due à son inexpérience et à son jeune âge. (D’autant que j’ai appris depuis que ces mots lui avait été soufflés par une éminence grisâtre de la Communauté de Commune dont le but affiché est de rayer l’Affabuloscope de la carte du Mas d’Azil - et que Mlle Canonigo se présente finalement comme une exécutante de basse besogne).

 PS/ Concernant vos motifs d’exclusion, s’il s’agit des vidéos mises en exergue par Sabrina Canonigo dans son courrier du 28 mars, et que j’ai jugé préférable de retirer de mon site parce qu’on ne focalisait que sur deux ou trois images en cessant de voir le contexte et ce qu'il signifie, je propose d’organiser avec vous et tous les membres du CA - et tout ceux du Mas d’Azil et d’ailleurs qui voudront s’y joindre - une conférence à la salle multimédia, avec projection de l’intégralité de ces vidéos. Je les replacerai dans leur contexte et les expliquerai, puisqu’il semble qu’elles n’ont pas été suffisamment regardées pour être comprises.

 Erratum: Il est exact que l’OT du Mas d’Azil n’a jamais porté plainte contre moi comme cela est écrit dans l’article cité, et comme le fait justement remarquer J-M Pouech. Je n’ai jamais émis une telle information. J’ai bien assez de plaintes comme ça sans aller m’en inventer d’autres!

Copie de cette lettre est envoyée aux membres du CA, aux membres de la Communauté de Commune, à Raymond Berdou, à Bernard Piquemal, aux organes de presse locaux et aux comités de soutien de l’Affabuloscope.  

Voilà où nous en sommes aujourd’hui au terme de ce quatrième épisode. 
En attendant, une pétition de soutien s'offre à vos signatures:
http://www.petitionduweb.com/Le_lynchage_de_l_Affabuloscope-9248.html

 

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