RÉINTÉGRATION OU CENSURE +++?

   La question qui m’a été le plus souvent posée ces derniers temps est la suivante:
  - L’Affabuloscope a-t-il été réintégré?
  Si je pouvais y répondre simplement par un mot, par exemple “oui”, eh bien on pourrait enfin passer à autre chose. Mais ce n’est pas le cas. Loin de là.
  Mais commençons par jeter un oeil sur l’essentiel du courrier recommandé qui m’a été envoyé par Jean-Marc Pouech, de l’OT du Mas d’Azil:

  “Je me réjouis aujourd’hui de découvrir que vous avez jugé opportun de supprimer de votre site les vidéos litigieuses, il semblerait de plus que vos activités artistiques ne se réalisent apparemment plus au dépens du bien d’autrui et du respect de l’environnement, ce que vous reprochent différentes structures promotionnelles du Département de l’Ariège ainsi que des propriétaires privés.
  Compte tenu de ces nouveaux éléments et malgré une non-réponse à ma proposition de rencontre du 28 avril, j’ai proposé au Conseil d’Admnistration de l’Office de Tourisme, réuni le Mardi 24 mai, de se prononcer favorablement à une reprise de la promotion de l’Affabuloscope, tout en restant vigilant à d’éventuels agissements que nous ne pourrions cautionner.
  Cette proposition a été validée et concerne uniquement l’Office de Tourisme des Vallées de l’Arize et de la Lèze. À ce tire, notre association ne saurait s’immiscer dans les litiges qui vous opposeraient à d’autres Collectivités Publiques ou personnes de droit privé.”

  Il y a dans cette lettres au moins deux points qui appellent commentaire:
  Bien que se prononçant favorablement pour une reprise de la promotion de l’Affabuloscope, l’OT va “rester vigilant à d’éventuels agissements”. Ce mot de “vigilance” révèle quelque chose qui m’avait échappé jusque là: je croyais, comme l’avait dit Sabrina Canonigo à journaliste de France 3 que l’OT avait agi «avec précipitation» quand il s’est agi de supprimer l’Affabuloscope. Cette précipitation laissait croire à un acte impulsif et “maladroit” (et cela a été reconnu publiquement à plusieurs reprises par Jean-Marc Pouech). Et j’avais moi même interprété les choses dans ce sens.
  Eh bien non, il ne s’agissait pas d’une maladresse. Il s’agit d’une position ferme. L’OT va rester “vigilante”, on va surveiller l’Affabuloscope comme autrefois le censeur au service du roi surveillait les travaux des écrivains “subversifs”.
  Comment vont-ils s’y prendre? Installer des caméras de vidéo surveillance, pardon: de vidéo censure, aux abords de l’Affabuloscope pour surveiller les agissement immoraux de son gérant? Et le pénaliser dès qu’un poil pubien dépassera? Ou bien va-t-on charger une technicienne de surfer de temps en temps sur le site internet pour y débusquer une “vidéo litigieuse”?
  Jean-Marc Pouech s’est  toujours défendu d’être un censeur, mais tout porte à penser, au regard de ses déclarations et de son comportement, qu’il en a et l’habit et l’esprit.
  Va-t-on pareillement surveiller Casa d’Oro - ou d'autres - pour voir ce qu’ils font à l’intérieur de la grotte du Mas d’Azil? Qui sait, peut-être s’y trouve-t-il caché des choses pires qu’à l’Affabuloscope? Si c’était le cas... Mais non, il n’y pas de risque. L’art subventionné n’a rien à craindre de l’autorité institutionnelle qui le gave. C’est en quelque sorte la même maison. Ça partage les mêmes subventions et ça boit dans le même verre. Ça se congratule autour des mêmes vernissages au milieu des mêmes discours panégyriques. 
  Le constat qui peut être fait est que la position de cet office, dans l’esprit, n’a pas changé d’un poil: toujours l’oeil inquisitorial aux aguets, prêt à la sanction.

  Mais le plus consternant se trouve dans le dernier paragraphe: l’OT ne saurait s’immiscer dans les litiges...
  En clair cela veut dire que l’OT du Mas d’Azil ne se sent absolument pas concerné par le fait que l’Affabuloscope ait été rayé du Guide Arize Animation édité par la Communauté de Communes.

  Pourtant, si on relis le dernier paragraphe de la première lettre qui m’a été envoyée pour m’exclure, le 25 mars dernier, on y voit ceci: 
  “Par conséquent et en qualité de Président de l’Office de Tourisme, j’ai le regret de vous informer que votre promotion ne sera plus assurée par notre structure.
  De plus, et pour les mêmes causes, je vous informe que je saisis la communauté de communes de l’Arize afin que ne soit plus assurée la promotion de vos activités sur l’édition du guide Arize Animation 2011.”
(C’est moi qui souligne).
 
  Si on met ces deux textes - soulignés par moi - côte-à-côte, que voit-on? Que quand il s’est agi de m’exclure, Jean-Marc Pouech s’est empressé de “saisir” la Communauté de Communes pour que l’Affabuloscope soit promptement rayé du guide Arize animation 2011. Et Hervé Barthe, l’exécutant zélé et docile, ne se l’est pas fait répéter deux fois. En revanche, quand il s’agit d’opérer la réintégration dans ce même guide, Jean-Marc Pouech ne veut plus “s’immiscer” dans les cotillons de la CC, il veut observer une parfaite étanchéité entre l’OT et “les Collectivités publiques”, il ne veut plus influer sur elles, il veut se mettre à l’abri de tout contact. En un mot il ne veut plus assumer la marche d’un processus qu’il a allègrement mis en marche deux mois plus tôt. Savez-vous comment on appelle ça? De la malhonnêteté doublée de pleutrerie.
  Mais il n’y a pas que Jean-Marc Pouech qui ait oeuvré dans le même sens. Sa directrice, Sabrina Canonigo, en a fait tout autant si bien qu’il est difficile, aujourd’hui, en lisant tous les courriers, de savoir qui a fait quoi. Tiens, reprenons le courrier de Sabrina aux membres du CA:
  “Face à cela, j’ai alerté le Président de l’office de tourisme qui a pris la décision de l’exclure de l’office. Au niveau de la Communauté de Communes, j’ai alerté Hervé Barthe qui en accord avec les élus locaux le supprime de l’édition locale Arize Animation 2011”.
 Ces deux personnages agissent comme un seul: Sabrina alerte Hervé Barthe, directeur de la Communauté de Communes, tandis que Pouech “saisit” cette même Communauté de Communes pour être certain que le boulot de radiation sera fait (par Monsieur Barthe). Et maintenant on ne voudrait plus avoir affaire avec cette Communauté de Communes? On ne voudrait plus “s’immiscer”?
  Il semble que cet office soit une vraie pétaudière, et que ceux qui sont à sa tête feraient mieux de se reconvertir dans un travail ne réclamant plus aucune fonction intellectuelle.

  Du coup j’ai écris hier à Sabrina Canonigo. Pour lui rappeler qu’avec ses “alertes” répétées (qui lui valent aujourd’hui, au Mas d’Azil, le surnom de “Madame Alerte”), elle était à l’origine de ma radiation du guide Arize Animation et qu’à ce titre je lui demande de réparer ce qu’elle a cassé.
  Comment?
  Eh bien, en tant  qu’experte émérite en matière d’alerte, je lui propose d’alerter encore une fois la Communauté de Communes, mais cette fois en sens inverse: au lieu de prétendre que le “gérant de l’Affabuloscope” est un “pervers sexuel”, que son travail  est entaché de vidéos à “caractère pornographique” qui pourraient “choquer les familles” et qu’il doit être “supprimé”, eh bien qu’elle admette, comme le fait Jean-Marc Pouech, son président, que désormais l’Affabuloscope est rentré dans le rang, qu’il a été réintégré par l’OT, et que rien ne pourrait s’opposer à ce qu’il le soit aussi par la Communauté de Communes, dont les motifs d’exclusion sont identiques. Et ce serait bien qu’elle le fasse avec la même persuasion et la même diligence dont elle avait fait preuve lorsqu’il s’est agi d’alerter, de dénoncer et de supprimer.
  Il serait en effet paradoxal  - et proprement inadmissible - que l’OT réintègre l’Affabuloscope et s’en “réjouisse”, comme le fait Jean-Marc Pouech, et que la Communauté de Communes, qui l’avait promptement suivi dans le processus d’exclusion, maintienne sa sanction. Pourquoi y aurait-il inégalité de traitement? Pourquoi deux poids et deux mesures? 
  Je ne peux pas m’adresser à l’exécutant, Barthe, celui demeure terré dans son terrier, muet, malgré les courriers que je lui ai envoyé.

  Un petit coup de projecteur sur cette réunion du 24 mai à l’OT et qui devait statuer sur le sort de l’Affabuloscope:
  Étaient présents:
  Jean-Marc POUECH, Jacky CARRIERE, Michel DAPOT, Marie-France FORBRAS,
Georges MAURY, Patrice COMMENGE, Bernard CAMPAS, Denis PAGES, Ena SPREIJ, Nicole ROOBAERT, Christian MOIROT, Hervé BARTHE, Sabrina CANONIGO.
Excusés : Christian LAFON ROUDIER, Jean-Luc COURET, Marie JOLI, Pascal ALARD.
  (Il n’est pas fait mention de Nathalie Sauer, qui fait partie du CA, mais qui n’y assiste que rarissimement et ne juge plus utile de se joindre aux “excusés”).

  D’abord noter que Ramon Bardallo, le maire de Loubaut, qui a toujours gardé un oeil sur cette affaire, en défenseur de la libre expression, contre tous les censeurs qu’on connaît, s’y était invité par courrier dès le 22 mai:

"Bonjour Sabrina, bonjour à tous et à chacun,

je vous serai reconnaissant de bien vouloir m'indiquer la date, l'heure et le lieu du prochain Conseil d'Administration de l'Office de Tourisme. Des habitants de la commune m'ont en effet demandé des informations complémentaires au sujet de la malheureuse affaire dite "de l'Affabuloscope".
Je voudrais pouvoir assister à cette réunion et en faire un compte rendu aux électeurs de ma commune.

En vous remerciant par avance, je vous prie d'agréer, Madame Canonigo, mes respectueuses salutations.

Ramón Bordallo
Délégué à la Communauté de Communes.
Maire.
09 350 LOUBAUT"

  car il semble que cet homme sache, par expérience, que les réunions en comité restreint, en pays azilien, sont teintées d’autocratisme et d’arbitraire (l’exclusion de l’Affabuloscope en avait été un exemple deux mois plus tôt), et qu’il était utile d’avoir “un oeil sur eux”. Mais Ramon n’est finalement pas venu à cette réunion et s’en explique par ce courrier du 31 mai:

"Bonjour Claudius, bonjour Philippe,[Frechet]

après un message de Jean-Marc Pouech sur le répondeur téléphonique, et une discussion téléphonique avec Christian Moirot, j'avais préféré ne pas risquer d'envenimer les choses en me présentant au Conseil d'Administration de l'OT.
Il semble que les choses s'arrangent un peu, même si tout ne semble pas clair pour autant.
Si j'ai d'autres nouvelles, je vous tiendrai au courant.

Ramón."

 Pour résumer, Bordallo a été contacté quelques heures avant la réunion par J-M Pouech et Ch. Moirot, qui se sont évertués à le persuader que tout allait bien se passer, qu’on allait réintégrer l’Affabuloscope, qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter, qu’il pouvait rester chez lui parce que sa présence n’aurait aucune utilité...etc. Et Bordallo est resté chez lui, et personne ne l’en blâmera car les arguments qu’on lui a fourni étaient suffisants à le dissuader.

  Question: Pourquoi la présence de Ramon Bordallo gênait-elle tant J-M Pouech et Ch. Moirot?
  C’est simple: ceux-ci, et quelques autres (Barthe, Commenge, Carrière, Dapot) avaient déjà décidé par avance qu’il ne fallait pas réintégrer l’Affabuloscope dans le guide Arize-Animation. (Pour le coup ils ne se gênaient pas de s’immiscer dans les affaires de la Communauté de Commune, nonobstant le pseudo cloisonnement établi par Pouech dans son courrier). Le but, arrêté depuis plusieurs jours, étant de ne pas céder à toutes les “exigences” formulées par Claudius dans sa lettre de demande de réintégration du 10 mai. En fait, il ne fallait pas “perdre complètement la face”. Si Bordallo avait été présent, il aurait trouvé bizarre qu’on réintègre l’Affabuloscope à l’OT mais pas à la Communauté de Communes, alors que ces deux collectivités ne font rien l’une sans l’autre puisqu’elles sont gérées par les mêmes responsables (la plupart étant des élus interchangeables).
  Ramon Bordallo ne devait pas venir troubler une réunion dont les décisions étaient déjà bordées depuis un moment. Décisions sur lesquelles il aurait été mal venue de faire de la publicité: le soucis premier cette bande de décisionneurs étant d’appliquer l’omerta lorsqu’elle élabore sa soupe malodorante entre les quatre murs d’un bureau hermétique. (Manque de chance, il y avait à cette réunion une minorité de témoins oculaires qui ne partageaient les relents nauséeux de cette soupe).

  Détail: bien que, comme je viens de le montrer, les décisions étaient prises avant la réunion, pour donner à celle-ci un semblant de démocratie, la question de la réintégration de l’Affabuloscope sur le guide Arize Animation a été évoquée. Michel Dapot (ardent adversaire de l’Affabuloscope) a coupé court en remettant sur le tapis les “vidéos qu’on ne peut pas cautionner” - bien que ces vidéos ne sont plus sur mon site depuis plus d’un mois. Et Hervé Barthe, pour justifier la continuation de la sanction, a fait ressortir qu’il y avait "des offices de tourisme, en Ariège, qui boycottaient l’Affabuloscope" et donc que la Communauté de Communes n’était pas la seule, et pouvait donc continuer à le faire.
  Pauvre Barthe! En voilà un qui ne sortira jamais grandi de cette affaire. 

  Le dessert sans sucre pour la fin: il y avait à cette réunion un certain Denis Pagès - qui ne fait pas partie du CA - mais prend part activement à la cuisine des autres. On l’appelle “Monsieur Culture” parce que c’est lui qui s’occupe d’éditer la plaquette des Portes d’Ariège Pyrénées: “Culture al Païs”, sous l’égide du maire de Pamiers: André Trigano.
  Voici un extrait du “compte rendu” écrit relatif aux propos de ce technicien responsable:

  “Denis PAGES poursuit la discussion en énonçant que le Pays des Portes d’Ariège Pyrénées a également suspendu la promotion de ce site [l’Affabuloscope] sur le dépliant «culture al Païs» édité tous les trimestres.”

   Voilà.
On a fait une réunion où il est question de réintégrer l’Affabuloscope.
- L’OT le réintègre du bout des lèvres.
- La Communauté de Commune continue de le boycotter.
- Les Portes d’Ariège décident d’entrer dans la danse pour le boycotter à leur tour.
  (On comprend dès lors qu’un témoin de la trempe de Ramon Bordallo aurait été foutrement encombrant à cette réunion qui s’est avérée être une mascarade de réintégration).
 Je ne connais pas ce Denis Pagès, et je le comprends mal: à l’heure où il brandi les ciseaux du censeur, les motifs de sanction n’existent plus (les vidéos “litigieuses”). Il s’agit donc d’autre chose. De quoi? Probablement de s’associer à ce courant de vendetta qui s’est étendu à tout le département. Un département dit socialiste, avec une politique d’extrême droite. Des introvertis nés dans le département,
qui n’en sont jamais sortis et regardent comme intrus tout ce qui vient de l’extérieur,
tout ce qui n’est pas d’eux,
tout ce qui leur échappe et les inquiète,
tout ce qui est hors de portée de leurs capacités mentales,
tout ce à quoi ils ne pourront jamais associer leur nom parce que ça s’est fait sans eux, ça existe sans eux, ça les dépasse et ça dérange leur ronron communal.
  Terre Courage insultée, salie, jetée au caniveau par une poignée de pleutres dont le règne ne dépasse pas l’étendue de leur bureau. Terre d’Azil par eux devenue terre de censure, d’exclusion et de basses magouilles. Leur loi? le mépris, la sournoiserie, la veulerie et la couardise.

 Yves, un internaute, me dit (paraphrasant sans doute une chanson de Brassens): «Ce qu’il faudrait, c’est leur couper les “choses”, mais comme ils n’en ont pas...).»

  Tu parles d’une réintégration!...
  Ca me rappelle le mot de Jean-Marc Pouech qui, il y a un mois, m’avait proposé une “sortie de crise par le haut”. Sortir par le haut? Il y est entré par le bas - absence de dialogue, condamnation arbitraire - et il en sort par la bassesse: en établissant des frontières étanches entre l’OT et la Communauté de Commune, comme s’il s’agissait de deux mondes à part, alors qu’ils se tiennent la main quand il s’agit de frapper dans le dos. Je dis “frapper dans le dos” parce qu’aussi bien Hervé Barthe que Denis Pagès ne se sont pas vanter de leurs décisions d’exclusion. Ils se sont bien garder de m’en aviser. Ils ne savent s'exprimer que dans l'ombre, et seulement quand ils sont entre eux.
  Ce qui fait que je dois me mettre en devoir d’ouvrir un nouveau front: jusqu’à présent j’étais aux prises avec Bernard Piquemal de l’ADT (que je n’oublie pas même si je n’en parle pas ici), avec Raymond Berdou et Hervé Barthe de la Communauté de Commune, pour tenter d’établir un semblant de communication. Mais jamais aucun de ces personnages ne m’a répondu à ce jour. À présent il faut que j’écrive à André Trigano pour lui demander si c’est lui, au plus haut niveau, qui a pris la décision supprimer l’Affabuloscope de la plaquette “Culture al Païs”, où si c’est l’initiative des techniciens de surface, car on sait à présent que ceux-ci ont l’initiative zélée lorsqu’il s’agit d’exclure.

  On croyait l’affaire terminée ou sur le point de l’être. Eh bien non. On est en plein dedans et ça ne sent pas bon. Comme mes “interlocuteurs” ont fait le choix de l’action souterraine, de la politique de l’autruche, il m’appartient d’en pratiquer une autre qui soit inverse: crier au grand jour.
 
  Au lendemain de cette réunion du 24 mai, Jean-Marc Pouech s’est empressé d’envoyer un article à la Dépêche pour annoncer la réintégration de l’Affabuloscope. Mais les boycotteurs, anciens et nouveaux, se terrent dans l’omerta.

  Certains d’entre vous (à qui j’envoie régulièrement l’actualité de l’Affabu) m’ont conseillé une action concrète à la portée de tous: écrire individuellement à ces responsables, en tant que citoyens et contribuables (c’est avec vos impôts qu’ils sont payés) leur dire ce que vous pensez, avec vos mots, avec votre point de vue, votre sensibilité.
  Si le coeur vous en dit, voici des adresses:
Les hauts responsables: 
 - Bernard Piquemal, Président de l’Agence de Développement Touristique, Rte de Ganac, 09000 Foix.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 - Raymond Berdou, Président de la Communauté de Commune de l’Arize-Lèze, Mairie du Mas d’Azil, 09290, Le Mas d’Azil. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
André Trigano, Mairie de Pamiers, Place du Mercadal, BP 70167, 09101 Pamiers. Tout courrier passe par le secrétariat du maire: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les techniciens:
Sabrina Canonigo, Office de Tourisme du Mas d’Azil, 17, avenue de la Gare, 09290 Le Mas d’Azil.
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Hervé Barthe, Directeur de la Communauté de Commune. Mairie du Mas d’Azil. 09290 Le Mas d’Azil. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Denis Pagès. 7, bis rue Saint-Vincent. 09100 Pamiers. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour ma part je viens d’écrire à Raymond Berdou (en recommandé) le Président de la Communauté de Commune pour obtenir d’être réintégré dans le guide Arize Animation.
Puis à André Trigano pour lui demander s’il a revêtu lui aussi le costume de censeur.
Copie de ces lettres:

À l’attention de:
M. Raymond Berdou,
Président de la Communauté de Communes de l’Arize-Lèze.


 Ayant reçu un courrier recommandé - ci-joint - de Jean-Marc Pouech de l’OT Arize-Lèze, m’informant de la reprise de la promotion de l’Affabuloscope, j’ai été consterné en lisant le dernier paragraphe:
  “Cette proposition a été validée et concerne uniquement l’Office de Tourisme des Vallées de l’Arize et de la Lèze. À ce titre, notre association ne saurait s’immiscer dans les litiges qui vous opposeraient à d’autres collectivités publiques ou personne de droit privé.”

  En lisant cette phrase, je trouve éberluant que Jean-Marc Pouech établisse une frontière étanche entre l’OT et “d’autres collectivités publiques” en l’occurrence la Communauté de Communes d’Arize-Lèze. Cette étanchéité n’a pas existé lorsqu’il s’est agi d’exclure l’Affabuloscope, comme le montre les agissements de Sabrina Canonigo que je rappelle pour mémoire:

  “Face à cela, j’ai alerté le Président de l’office de tourisme qui a pris la décision de l’exclure de l’office. Au niveau de la Communauté de Communes, j’ai alerté Hervé Barthe qui en accord avec les élus locaux le supprime de l’édition locale “Arize animations 2011”.
 
  Mlle Canonigo ne s’est peut-être pas “immiscée” dans les affaires de la Communauté de Communes, mais elle a su en tout cas l’alerter et la convaincre de rayer l’Affabuloscope du guide Arize Animation. Il n’y a donc pas l’étanchéité que voudrait Monsieur Pouech (étanchéité qui n’est qu’une tentative de protection pour lui-même), il y a au contraire un lien étroit. D’où ma stupéfaction: comment se fait-il que l’OT réintègre l’Affabuloscope, et s’en réjouisse par la voix de son Président:
 “Je me réjouis aujourd’hui de découvrir que vous avez jugé opportun de supprimer de votre site les vidéos litigieuses, il semblerait de plus que vos activités artistiques ne se réalisent plus au dépens du bien d’autrui et du respect de l’environnement...”,
 et que la Communauté de Communes reste campée dans une position d’exclusion qui n’a plus lieu d’être puisqu’il n’y a plus motif à punition?
  Ne vous apparaît-il pas paradoxal qu’Hervé Barthe ait suivi allègrement Sabrina Canonigo quand il s’est agi de supprimer l’Affabuloscope mais que quand il s’agit de le réintégrer, le directeur de la CC ne soit plus disposé à suivre du même pas que l’OT?
  De deux choses l’une: où bien l’Affabuloscope est rentré dans le rang comme le constate J-M Pouech, et dans ce cas il n’y a plus aucune raison de le punir, ou bien vous continuez de faire peser sur lui la sanction, et dans ce cas il faudrait expliquer pourquoi il y aurait inégalité de traitement, pourquoi il y aurait deux poids et deux mesures, l’un qui réintègre, l’autre qui refuse la réintégration, alors que les motifs de départ sont exactement les mêmes. (ou s’il y en a de nouveaux, dénoncez-les, je suis à l’écoute).
 
  Voici pourquoi je vous demande, Monsieur Berdou, de charger Hervé Barthe, directeur de la CC, qui s’est avéré très actif lorsqu’il s’est agi de rayer l’Affabuloscope, de le rétablir avec la même promptitude, en publiant un encart à autant d’exemplaires que nécessaire et en assurant sa diffusion.
 
  Je m’étonne d’autre part de n’avoir jamais été informé de cette suppression, ni par vous, qui êtes le Président, ni par Hervé Barthe qui semble frappé d’aphasie chronique tellement il se retranche dans le silence. Comme si le citoyen que je suis, et qui paye 1995 euros d’impôts locaux par an, pouvait être traité sans aucun égard, avec mépris, sournoisement. Comme si les décisions d’exclusion qui ont été prises devaient être occultées, ignorées de tous, voire cachées parce que honteuses. Mais néanmoins opérantes sur le terrain. 
 Je vous demande ensuite de me dire si vous maintenez cette décision d’exclusion de l’Affabuloscope sur le Guide Arize Animation.

 Je vous demande enfin, Monsieur Berdou (ainsi qu’à Monsieur Barthe), d’avoir le courage de vos décisions, quelles qu’elle soient, et de me les notifier. Si vous refusez d’accéder à mes demandes, dites-le. C’est assez avec la politique de l’autruche. La Terre Courage serait-elle tout à coup devenue une terre de veulerie, de sournoiserie, d’hypocrisie, de couardise où les élus et leurs subordonnés agiraient dans l’ombre de leurs bureaux sans aucun respect pour les citoyens? Ces pratiques sont d’un autre temps, elles n’ont plus cours en France. Que va devenir cette “Terre d’Azil” si les élus socialistes adoptent des comportements et des valeurs qui sont davantage celles du Front National “vieille édition”? S’il vous plaît, Monsieur Berdou, veuillez assumer dignement et avec équité les décisions que vous prenez au titre de Président de la Communauté de Commune, c’est ce qu’il vous est  demandé.

  J’écris parallèlement à Sabrina Canonigo dans le même sens et je vous en fais copie. Elle est en effet le principal agent responsable - ou irresponsable, à votre choix - à l’origine de cette triste affaire. Lorsqu’il s’est agi de dénoncer “les agissements du gérant de l’Affabuloscope”, de l’assimiler à un “pervers sexuel”, de relever le “caractère pornographique de certaines de ses vidéos”, elle a fait preuve de beaucoup de persuasion, jusqu’à convaincre les instances jusqu’à l’autre extrémité du département. À présent qu’il s’agit de faire les choses en sens inverse, puisqu’elle-même approuve la réintégration de l’Affabuloscope et l’applique, j’attends qu’elle s’emploi avec le même entrain à vous convaincre d’agir avec équité. Je compte sur elle pour se mettre à la hauteur de la fonction qu’elle occupe et qu’elle mette un coup d’arrêt aux maladresses et aux manquements qui nous font douter de ses capacités. Je compte enfin sur vous pour effacer cette tache qui va finir par salir l’image du Mas d’Azil aux yeux de beaucoup. Et ce n’est pas, je crois, votre intérêt, ni le mien, ni celui des aziliens.

  En l’absence de réponse positive de votre part j’en conclurai que les élus et responsables du Mas d’Azil ont opté pour la politique de l’autruche et je me verrais dans la nécessité d’en appliquer une qui lui soit contraire, c’est-à-dire “parler au grand jour par tout moyen à ma convenance”. Car pour ma part la lumière ne m’éfarouche pas, je n’ai en cette affaire rien à taire, rien à cacher. Bien au contraire.

Veuillez croire, Monsieur Berdou, à mes salutations consternées.

J’envoi copie de ce courrier par mail aux membres de le Communauté de Commune, au CA de l’OT, aux médias et aux personnes et instances qui me soutiennent.

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  A l'attention d'André Trigano:

Je viens d’apprendre, par un compte rendu d’une réunion du CA de l’OT du Mas d’Azil (24 mai) qu’on m’a fait passer, et où il était question de réintégrer l’Affabuloscope après qu’il ait été censuré deux mois auparavant, que Denis Pagès, qui s’occupe des Portes d’Ariège Pyrénées, avait décidé de rayer l’Affabuloscope des pages du dépliant “Culture al païs” édité tous les trimestres.
  Cette suppression ne m’a pas été notifiée, pas plus que les raisons qui l’ont motivé. Si ces raisons sont les mêmes qui avaient amené l’Office de Tourisme à m’exclure de leur structure, je trouve étonnant qu’elles soient maintenues puisque, comme vous le montre le courrier de Jean-Marc Pouech ci joint, il n’y a aujourd’hui plus de motifs d’exclusion de l’Affabuloscope.
  Je me demande donc, et je vous le demande aussi, puisque toutes les communications des Portes d’Ariège que nous recevons portent votre signature et donc que vous devez en être l’initiateur et responsable au plus haut niveau, quels sont les griefs qui ont amené Denis Pagès à exclure l’Affabuloscope du guide promotionnel cité? Est-ce une initiative personnelle de sa part? ou est-ce vous qui l’avez ordonné? Et Pour quelles raisons?
Je vous serais instamment reconnaissant de répondre à ces questions.

  L’affabuloscope est une entreprise culturelle qui ne bénéficie d’aucune subvention, qui doit subvenir à ses besoins que par les seules entrées de ses visiteurs, et qui a besoin des outils promotionnels existants pour se maintenir en vie. Je ne pense pas qu’un responsable de votre envergure, qui travaille depuis longtemps à développer ce pays, participerait, de près ou de loin, à la mise en péril d’une entreprise déjà en difficulté.
Veuillez croire, Monsieur Trigano, à mes respectueuses salutations.


Copie de ce courrier est envoyée par mail aux Portes d’Ariège ainsi qu’aux membres du CA de l’OT du Mas d’Azil qui ont avalisé les décisions de Denis Pagès.

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  Je vais aussi entamer d'autres actions dont je ferai état dans une prochaine actualité.

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